Nunbat riddim

Nunbat-riddim

En créant mon profil sur Dropadub, la communauté dub proposée par Dr remix, j’avais le choix entre « Dub creator » et « Riddim builder ». J’ai longuement hésité. J’ai toujours eu du mal à choisir une catégorie (et ma collaboration avec les Plugins n’arrange pas les choses). On pourrait dire que je crée des dubs à partir de mes propres riddims.

Finalement, j’ai choisi « Riddim builder », parce que j’aime bien comme ça sonne et, pour honorer mon choix, j’ai décidé de publier ce morceau tel quel, alors qu’il attendait d’être passé à la moulinette par Samy et Jo à coups de solos, rifs de guitares et autres improvisations. Il y aura peut-être une autre version, mais pour l’instant, c’est « juste » un riddim…

When I created my account on Dropadub (the community created by Dr remix), I had the choice between « Dub Creator » and « Riddim Builder ». I hesitated for a long time. It has always been hard for me to choose a category (and the collaboration with the Plugins didn’t make it any easier). One could say that I am creating dubs from my own riddims.
 
I finally picked « Riddim Builder » because I like the sound of it and, in order to honor that choice, I decided to release that track as it is, even if it was waiting to be grinded by Samy and Jo through solos, guitar riffs and other improvisations. There may be another version soon, but, for the time being, it is « just » a riddim…

Bad swing

Poupa Honk and The Plugins 2013En novembre 2013, j’annonçais la formation des « Plugins » qui accompagneront Poupa Honk en Live, à moins que ce ne soit le contraire. Quelques répétitions plus tard nous avons eu envie de vous livrer un premier morceau pour vous faire patienter jusqu’à l’apparition des beaux jours.

Les Plugins sont la partie « vivante » de Poupa Honk avec Samy Dib (guitare) et Jonathan Delachaux (saxophone contrebasse trafiqué et clarinette). Quand à moi je mixe en live des riddims originaux à l’aide d’un assemblage de divers contrôleurs midi dépareillés.

Pour élaborer les morceaux composant le set des Plugins, nous partons d’une proposition de riddim digital et nous enregistrons dessus une instrumentation qui nous inspire. Je mixe tout ça à la maison et ramène un arrangement aux Plugins et nous nous entraînons à le jouer en live. « Bad swing » est le résultat d’un de ces aller et retour entre local de répète et home-studio, entre improvisation, enregistrement et adaptation de riddims.

In November 2013, I announced the formation of the « Plugins », who will tour with Poupa Honk (unless it is the other way around). After a few rehearsals we wanted to provide you with a first track to help you wait for the beautiful weather to come back.

The Plugins are the « organic » part of Poupa Honk with Samy Dib (guitar) and Jonathan Delachaux (customized bass saxophone and clarinet). I am myself mixing originals riddims live through a puzzle of various and non-matching midi controllers.

To build the tracks of the Plugins’ set, we start from a digital riddim and then add a few layers of instrumental patterns. I mix the result at home and come to the next rehearsal with an arrangement that we turn into a live performance. « Bad Swing » is the result of one of those round trips between the home studio and the rehearsal local, iright at the crossroad of improvisation, recording and last minute adaptation of the riddims.

The handless space walker« The handless spacewalker et Pressure warning » nos premières collaborations nous ont motivé à chercher une formule qui nous permette autant d’enregistrer et produire des morceaux, que de faire des concerts.

« The handless spacewalker » and « Pressure warning », our first collaborations, gave us the incentive to look for a formula that would allow us to produce and record tracks as much as play live.

 

The one-eyed one

the_one_eyed_oneJ’ai parfois l’impression de faire un cadavre exquis avec moi-même. « The one-eyed one » est construit à partir de la fin de « The disturbing creature » en version cumbia et en alternant deux accords de manière répétitive. Pas de cassures, une mélodie unique et entraînante et, dans ma tête, l’image d’un géant borgne sur une piste danse.

I sometimes have the feeling that I am playing Exquisite Corpse with myself. « The one-eyed one » has been built from the outro of « The disturbing creature », in a cumbia version, alternating two chords in a repetitive loop. The structure consists in no breaks whatsoever, plus a single, catchy melody designed with the image of a one-eyed giant shaking it on the dancefloor in mind.

The disturbing creature

disturbing_creature« The disturbing creature » est en quelque sorte la suite logique du « Handless Spacewalker ». Après avoir mixé un morceau à partir d’extraits de solos de guitare et adapté un riddim à des enregistrements d’improvisation, j’ai voulu tester la formule avec l’accordéon. La liberté amenée par l’improvisation déteint sur le morceau en cours de production et m’amène à en adapter l’arrangement pour le rendre plus vivant et surprenant. La qualité sonore presque dérangeante de l’accordéon apporte une dynamique et un caractère finalement assez proche des sons digitaux. A ce propos, il est amusant de se dire que l’accordéon tout comme les sons 8-bit des premiers ordinateurs a été conçu avant tout pour se faire entendre dans des condition difficiles et avec peu de moyens, d’où son côté agressif que beaucoup de gens n’apprécient pas à sa juste valeur.

« The disturbing creature » is in a way the logical sequel to « Handless Spacewalker ». After mixing a track based on guitar solos excerpts and adapting a riddim to jam recordings, I meant to try and apply the same m.o. with the accordion. The freedom inspired by the improvised parts sways the tune at its production stage, and brings me to change the arrangement in order to make it livelier and surprising. The accordion’s crystal clear recording adds a certain dynamic and an edge quite close to digital sounds. Speaking of which, it is fun to remember that the accordion, just like the 8-bit sounds generated by the first computers, has first been designed with the purpose of being heard in noisy conditions with but a few means, hence its aggressive sound that a lot of people don’t value as much as it should be.

A wasteland in town

A wasteland in townEn panne d’inspiration pour trouver quel titre à donner à ce dub, je décide de sortir et de marcher à la rencontre d’une image et d’une impression qui me parle. Après une heure de déambulation à travers la ville, je trouve enfin un petit espace qui nous a échappé. Une palissade de chantier, un peu de peinture en partie effacée par la pluie: un terrain vague ou l’herbe n’est pas tondue, et ou l’absence de panneau publicitaire procure un sentiment de liberté. C’est cela que je recherchais en mixant ce reggae, de la tranquillité.

Lacking inspiration to find how to baptize this track, I decide to go for a walk, looking for an image, an impression to trigger my imagination. After about an hour wandering through the city, I finally stumble upon a forgotten space. A tall hoarding, some remnants of paint washed away by the rain: this empty lot, with grass growing freely and without any advertisement sign delivers a welcomed sensation of freedom. And that was exactly what I was looking for when mixing this reggae: serenity.

Cumbia on rails

Cumbia on rail« Cumbia on rails » est une cumbia digitale et tranquille pour les amoureux de la lenteur. Il est bon de se plonger dans la régularité imperturbable d’une boucle répétitive et sans surprise, cela permet de « danser petit » comme on peut danser dans sa tête en regardant par la fenêtre.

« Cumbia on Rails » is an calm digital cumbia for the slow-paced tunes’ lovers. It is always enjoyable to get back into the regularity of a repetitive and surprise-free loop as it allows to « dance small », like one can dance inside his head while watching outside the window.

Pressure Warning (featuring Jonathan Delachaux)

« The question is whether we have a serious problem or a minor one. »

Pressure WarningAprès avoir passé des jours seul devant ma machine qui me restitue beaucoup trop fidèlement mes enregistrements MIDI et qui me surprend trop rarement, c’est une sensation fabuleuse d’accueillir les notes improvisées de musiciens, d’instrumentistes qui s’expriment librement et instantanément. Après avoir expérimenté la formule « solo-accoustique + digital-beat » avec Samy Dib sur « The handless space walker », j’ai proposé à Jonathan Delachaux de venir tenter l’expérience avec sa clarinette et à Samy de revenir avec sa guitare et j’ai été comblé par le résultat de cette nouvelle collaboration. C’est étrange et agréable de sentir la musique m’échapper et emprunter des voies que je n’aurais pas suivies tout seul. Merci Jo et Samy, et à bientôt !

Guitare: Samy Dib

Clarinette: Jonathan Delachaux ( http://www.whatswrongwithus.ch/pagebiojonathan.html )

After spending days and days alone in front of my computer that is way too accurate into delivering my MIDI recordings and hardly surprises me anymore, what a fabulous sensation it is to welcome the improvised patterns of live musicians and instrumentalists, who are at liberty to express themselves freely and instantly. After experimenting the formula « acoustic solo + digital beat » with Samy Dib on « The handless space walker », I asked Jonathan Delachaux to come and join the experiment with his clarinet and Samy to come back with his guitar and was overwhelmed by the outcome of this new collaboration. It is weird and enjoyable at the same time to feel the music escape my control and take paths I wouldn’t have explored by myself. Thanks a lot Jo and Samy, and see you again soon!

Poupa Honk’s likes

the_crewHelgeland 8-bit Squad. Ecklecticmick’s electro blues. Don Péké et son punki-dancehall accordéon. Les incroyables mélodies de Yahmedle. Le son futuriste de Thornato. Les riddims de Wellwell. Dengue dengue dengue ! Copia Doble Systema. Les dubs tranquilles d’ ichiyo. Les montrueuses basses du 7FT soundsystem. Electro swings. Gypsy dubstep. Dumbia et plus encore…

J’aimerais partager avec vous la musique que J’aime. Tout les artistes que vous trouverez sur ma page de favoris sur Soundcloud sont d’une grande inspiration pour ma propre musique. J’espère que vous l’apprécierez !

Helgeland 8-bit Squad. Ecklecticmick’s electro blues. Don Péké and his punky-dancehall accordion. The incredibles Yahmedle’s melodys. The futuristic sound of Thornato. Wellwell riddims. Dengue dengue dengue ! Copia Doble Systema. Sweet dubs from ichiyo. Ruff bass of the 7FT soundsystem. Electro swings. Gypsy dubstep. Dumbia and so much more…

I will share with you some music I love. All of the artists you’ll find on my soundcloud’s « Likes » page are a great inspiration for my own music. I hope you will love it !

Low voltage worm

Low voltage worm

J’ai trouvé ces ampoules mortes dans les marches de l’escalier qui menait vers la scène d’un grand théâtre. Pour nous éviter de tomber dans le noir elles puisaient leur énergie dans le courant de la ville.

I found these dead bulbs in the steps of the staircase which led towards the stage of a theater. To avoid us falling in the dark they took their energy from the electric current of the city.

Low voltage worm is a 100% Digital track. All sounds created in the Operator Live. It’s a riddim between the rubadub and the cumbia. A Rubadumbia ?

The handless spacewalker ( featuring Samy Dib )

The handless space walkerSka, Swing et Dub: Il faut bien ça pour accompagner Samy Dib. Sa guitare manouche est bourrée d’énergie, brillante et inspirée. Ce ska-dub est construit autour d’un de ses solos en utilisant les extraits de pistes d’une session d’enregistrement « maison ». N’oublions pas que si un jour, la planète n’a plus l’électricité, nos computers seront silencieux mais les guitaristes continueront de jouer.

Ska, Swing and Dub: those are the minimum requirements if you want to back Samy Dib. His Gipsy guitar is energy-packed, brilliant and inspirational. This ska-dub is built upon  excerpts of tracks from a house-made music session. Let’s not forget that, if one day the planet runs out of electricity, our computers will remain silent while guitarists will keep on playing.

The loose parts of us

The loose parts of us« The loose parts of us », Littéralement: « Nos pièces détachées ». Ces objets dérivant qui n’ont plus d’utilité reconnue sont une grande source d’inspiration pour la création. Pour illustrer ce sentiment, j’ai pris en photo une pièce de machine à écrire récupérée dans une poubelle et dont l’expressivité m’a inspiré ce morceau.

Those « loose parts of us », which have lost their functionality on the way, are a great source of inspiration. To demonstrate this feeling, I took pictures of an old typewriter found in a trashcan whose expressiveness has motivated the writing of this song.

The whale’s dying day (reedit)

The whale's dying day (reedit)La première version de « The whale’s dying day » a été publiée en janvier 2012. J’ai eu envie de réaliser cette nouvelle version, très proche de la précédente, avec l’expérience acquise durant ces neuf derniers mois. Le titre donne une idée des émotions qui m’ont poussé à faire ce morceau sombre, lent et triste. C’est un hommage aux êtres en voie d’extinction.

The first version of « The whale’s dying day » was released in January 2012. I wanted to propose a new version, very similar to the first one, but with the addition of the experience I accumulated during the past 9 months. This track suggests what kind of feelings animated me to produce this dark, slow and sad song. It is a tribute to the endangered beings.

The boulder’s honk

The boulder's honkLe cri du rocher, la force imperturbable de la masse inerte. « The boulder’s honk est un ska-dub lourd et puissant. J’ai construit ce morceau à partir de la mélodie de l’accordéon. La photo est celle d’un boulet de canon rouillé gravitant dans un environnement chargé de tension et d’électricité.

The boulder’s honk, the imperturbable force of inert mass. « The boulder’s honk » is a heavy and powerful ska-dub. I built this tune from the accordion’s melody up. The pic is one of a cannonball floating in a tension-packed and electricity-charged environment.

Sand for children

Sand for childrenUn poisson rouillé… « Sand for children » est un dub qui allie cumbia et rock steady, un groove oscillant entre la régularité et l’instabilité. Mon frère Marc Dunant a joué le thème au trombone, je l’ai inséré dans l’univers digital du morceau à coup d’effets en essayant de préserver le son d’origine. Le titre est inspiré de mes pensées sombres sur le legs que nous faisons aux générations futures. La référence au bac à sable ajoute une pointe d’ambiguïté.

A rusty fish… « Sand for Children » is a dub mixing cumbia and rock steady, a groove oscillating between regularity and instability. My brother Marc Dunant played the trombone line and I inserted it in the song’s digital universe using sound effects while trying to preserve the original sound as much as possible. My pessimistic thoughts about the legacy we are passing to future generations were the inspiration for the track. The sandbox reference adds a little  ambiguity.

Time to walk

Time to walkUn petit dub tropical qui allie sonorités digitales et saxophone dans un thème lancinant et une rythmique soutenue. Le titre est inspiré de mes pensées de piéton au milieu de la ville, au milieu des automobiles. J’ai souvent l’impression de devoir vivre selon le rythme des autres à qui je voudrais dire qu’il est peut-être temps de garer les voitures et de se mettre à marcher.

A nice tropical dub coupling digital sounds to a saxophone in a hypnotizing theme and a sustained rhythm section. The title has been inspired by my walks around the city, surrounded by the cars. I often have the feeling that I have to live following the pace of others, those others to whom I’d like to say that it may be time to park the car and start walking.

A place called sad song

Ce morceau est un hommage à Vassili Lavandier. Merci à Jonathan Delachaux pour m’avoir laissé utiliser une image de son oeuvre représentant Vassili reliant par des fils rouges tous les lieux baptisés « Sad song ».

This track is a tribute to Vassili Lavandier. Many thanks to Jonathan Delachaux for letting me use a picture of his work showing Vassili linking together all the places called « Sad song » in the world with red wire.